
Ce qui a changé pour les installations photovoltaïques en 2026
Depuis janvier 2026, plusieurs modifications législatives concernant les installations photovoltaïques sont entrées en vigueur en Suisse. La nouvelle loi sur l'électricité, ou plus précisément la mise en œuvre de la loi fédérale sur la sécurité de l'approvisionnement en électricité à partir d'énergies renouvelables au 1er janvier 2026, a donné lieu à l'entrée en vigueur de plusieurs nouvelles dispositions concernant les installations solaires. En voici un bref aperçu.
LEG – communautés locales d'électricité
Les modifications législatives ont rendu possibles les communautés locales d'électricité, appelées LEG. Cela signifie que les consommateurs d'une même zone de réseau, d'un même niveau de réseau et d'une même commune peuvent s'échanger mutuellement l'électricité qu'ils produisent eux-mêmes.
Rémunération pour l'électricité réinjectée
Depuis cette année, la rémunération pour l'électricité photovoltaïque réinjectée est calculée sur la base du prix moyen trimestriel du marché. Jusqu'à présent, le tarif de rémunération pour l'électricité réinjectée était déterminé par les coûts évités par le gestionnaire de réseau pour l'achat d'électricité équivalente. Pour les petites installations photovoltaïques de moins de 150 kW, une rémunération minimale comprise entre 1,2 et 6 centimes par kWh s'applique désormais, en fonction de la taille de l'installation. À partir de 2027, la rémunération ne sera en outre plus basée sur le prix de référence trimestriel du marché, mais sur le prix du marché spot horaire au moment de l'injection, ce qui rend l'installation de batteries de stockage intéressante pour pouvoir compenser et éviter les tarifs d'achat bas.
Gestion de l'injection
La part importante de l'électricité solaire rend nécessaire l'existence de mécanismes de flexibilité pour garantir la stabilité du réseau. Depuis le 1er janvier 2026, la loi stipule que 70 % au maximum de l'électricité produite par les installations solaires peut être injectée dans le réseau de distribution, afin d'éviter toute surcharge du réseau. Sur ce pourcentage, les gestionnaires de réseau ne peuvent limiter que 3 %, c'est-à-dire que cette électricité ne peut être injectée dans le réseau sans compensation financière. Les propriétaires d'installations peuvent toutefois utiliser cette électricité à d'autres fins via un système de gestion de l'énergie : stockage en batterie, recharge de voiture ou autres utilisations.

